2 379
Personnel en 2024
€ 68,1 millions
Dépenses en 2024
543 600
Consultations ambulatoires
En République centrafricaine (RCA), la situation sécuritaire reste instable dans plusieurs régions. Le pays affiche des indicateurs de santé parmi les pires au monde et des millions de personnes n’ont pas accès aux soins.
De nombreuses structures de santé sont partiellement, voire totalement dysfonctionnelles en RCA. Dans ce contexte, Médecins Sans Frontières (MSF) joue un rôle clé dans la fourniture de soins essentiels, notamment à Bangui et dans les régions de Bambari, Bangassou, Batangafo, Bossangoa, Bria et Carnot.
Combler les lacunes dans les soins
Le système de santé en RCA est extrêmement défaillant à cause du manque de personnel qualifié, de fournitures médicales et de structures de santé. Même quand des soins existent, de nombreuses personnes meurent de maladies évitables faute de pouvoir payer un traitement. En zones rurales, les structures de santé où MSF travaille sont souvent les seules à offrir des soins gratuits.
MSF soutient des structures de santé en offrant chirurgie d’urgence, soins intensifs, pédiatrie, néonatologie, nutrition intensive, traitement du VIH et de la tuberculose (TB), ainsi que des services de santé sexuelle et reproductive. Nous avons introduit de nouvelles approches de soins à Bangassou et Batangafo, en développant les services communautaires par la formation des sages-femmes traditionnelles au planning familial et du personnel soignant communautaire au traitement du paludisme, de la diarrhée et des infections respiratoires.
De plus, nos équipes interviennent lors d’épidémies, fournissent un soutien en santé mentale et des soins de base, et orientent les patient·es vers des spécialistes. Le paludisme est l’une des maladies les plus courantes et les plus mortelles, en particulier chez les enfants de moins de cinq ans. L’absence générale de mesures de prévention et de traitement entraîne des taux d’infection élevés, surtout pendant la saison des pluies. Dans plusieurs districts où les épidémies étaient graves, nous avons intensifié les mesures de traitement du paludisme, notamment la chimioprévention à Batangafo et Bossangoa pour protéger les bébés de moins d’un an.
La RCA enregistre une prévalence du VIH parmi les plus élevées d’Afrique centrale. La couverture des traitements antirétroviraux est faible et la maladie reste l’une des principales causes de mortalité chez les adultes. MSF améliore l’accès aux traitements, y compris pour les personnes au stade avancé du VIH, et renforce le suivi pour garantir l’observance thérapeutique, notamment par la formation du personnel du ministère de la Santé.