En 2025, MSF a augmenté ses commandes d'urgence de nourriture thérapeutique et de lait en raison de pénuries signalées par l'ONU dans au moins neuf pays : Tchad, Mali, Niger, Nigeria, Soudan du Sud, Yémen, Afghanistan, République centrafricaine et République démocratique du Congo. À ce jour, les projets MSF au Yémen et au Niger ont chacun déclaré plus de 500 000 euros (plus de 580 000 dollars américains) de dépenses imprévues pour des programmes alimentaires en raison de coupes budgétaires plus importantes dans le système d'aide humanitaire.
En Somalie, les coupes budgétaires ont entraîné des pénuries de lait médicalisé pour les enfants souffrant de malnutrition sévère. Les gens sont contraints de se déplacer plus loin pour se faire soigner, et le nombre de patients bénéficiant des programmes nutritionnels soutenus par MSF a fortement augmenté. Si l'on compare les neuf premiers mois de 2024 et 2025, le nombre d'admissions est passé de 767 à 1 684 au service de nutrition hospitalier de Mudug, de 1 169 à 1 950 au centre de nutrition thérapeutique hospitalier de l'hôpital régional de Bay à Baidoa, et de 8 743 à 12 593 au service de nutrition ambulatoire de Baidoa.
À partir de novembre 2025, le Programme alimentaire mondial a suspendu son aide financière, limitant ainsi l'aide alimentaire à seulement environ 350 000 personnes dans le besoin, sur un total d'environ 3,9 millions.
Dans le nord du Nigeria, le financement de l'aide diminue et les besoins augmentent, tandis qu'une crise saisonnière de malnutrition continue de s'aggraver. Cette crise est exacerbée par le changement climatique, l'insécurité et les problèmes économiques. Le nombre d'enfants traités par MSF pour malnutrition a augmenté au cours des quatre dernières années et continue d'augmenter cette année. Rien qu'au cours des neuf premiers mois de 2025, nous avons soigné plus de 258 000 enfants souffrant de malnutrition aiguë dans sept États.